Peinture de Chat Inspirée de Photo

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Anatole je l’aime tellement. Anatole c’est toute une histoire. On pourrait même écrire un livre tellement chaque instant en sa présence représente un moment particulier, privilégié. Il est rentré dans ma vie comme ça un jour de pluie. Je rentrais du travail, fatigué, et énervé par-dessus le marché : on avait fêté le beaujolais nouveau au boulot.
Un de nos fournisseurs à l’atelier était passé avec une bouteille et un saucisson. Et puis la 2ème bouteille avait entraîné la 3ème puis la 4ème et on s’était retrouvé à 20 heures bien gais mes collègues et moi-même.
Il allait pourtant falloir affronter la nuit épaisse de ce triste jour dans l’Est de la France, à cette époque de l’année. Un froid déjà piquant et une pluie installée depuis le milieu de l’après-midi. Une pluie bruyante sur les tôles qui surplombent notre atelier de chaudronnerie de précision. Une pluie qui donne à la route des reflets de miroir, gênants et trompant l’oeil.
J’étais divorcé à l’époque de Catherine depuis quelques mois. Ca avait été long et douloureux. On s’était aimé, et puis marié. Les enfants tant attendu n’était pas venu et on continuait notre petit train train d’habitudes. A voir les autres partir puis revenir de congés, sortir des maternités, acheter voitures et bateaux. Cathy, elle aimait pas voyager, ni sortir, ni s’amuser. Toujours une dépression latente, un médicament à prendre, une sieste à faire. Toujours fatigué, pas en forme. Un mal être qui paradoxalement m’avait séduit lorsque l’on s’était rencontré dans une boite de nuit de la ville où nous évoluons à l’époque.
Je pensais à tort que toute mon énergie, ma force de vie, mon enthousiasme allait la délivrer de ce mal mystérieux. La vie m’apprit que non. La contagion n’est jamais dans le bon sens. Et c’est sa mélancolie qui gagnait toujours. J’avais appris à me protéger, à disparaitre au club de foot le week-end, à rentrer tard le soir. Elle était comme indifférente à ma présence. J’en étais triste malgré le fait que j’avais appris à vivre comme cela. On ne s’habitue finalement pas à la méprise.
En franchissant le portail de la petite maison que je louais depuis notre séparation définitive, je le vis à la lumière des phares de la voiture. Il était maigrelet, il s’était caché sous le rampant de gouttière, apeuré, affamé. Affamé sans colère ni instinct de faim. Fatigué. J’ai garé la voiture, me suis approché dans la noirceur mouillée. Il m’attendait. Il ne s’est pas échappé. Je l’ai caressé. Il a esquissé un mouvement de refus, mais s’est vite laissé aller à une caresse sur son poil mouillé.
Il ne fut pas difficile ce soir là de le faire rentrer. J’allumais toutes les lumières de la maison pour le rassurer, ressortais hâtivement un morceau de rôti de porc froid que j’avais gardé pour mon diner, le ocupais en petits morceaux et lui servais dans une soucoupe dans le salon où j’avais allumé le chauffage. J’improvisais un couchage avec un vieux sac de couchage.
Je le voyais mieux maintenant. IL me rappelait le chat de mon enfance urbaine à Metz. Roux tigré. Et ce regard pour lequel j’ai fondu. Comme pour Cathy, tout ma joie de vivre, toute ma générosité, s’est certainement transposé dans celui que j’ai nommé Anatole. J’avais envie de le rendre heureux, de le sauver, de l’accueillir, lui offrir un toit, un univers simple mais aimant.
Nous nous somme tout de suite compris. La confiance qu’il m’a aussitôt témoigné m’a surpris qui m’a donné une responsabilité, un sens à ma vie.
Jamais je n’aurai pensé cela 10 secondes avant de passer mon portail. J’avais des idées assez arrêté sur la place des animaux dans la vie des hommes : un chien dort dehors, pas de poils à la maison… Les choses de la vie se font dans l’immédiateté. Car dés lors que j’ai eu Anatole à la maison, la maison lui appartenait!
Depuis c’est mon compagnon. Je veille à son confort, à son bien être, à ce qu’il soit heureux. Il vaque à sa vie de chat, fier de son domaine, indépendant, le pas silencieux et l’allure noble. Le canapé est devenu notre domaine partagé, il sait que j’y suis le soir devant la télévision et il m’y rejoint à sa guise.
Il devient alors câlin. Il vient se lover tout contre moi et c’est un moment de grande joie. On avance comme ça tous les 2. Il a retrouvé un poil soyeux, une belle mine, un regard rassuré, une allure altière, et c’est toute ma joie.
Au bout de quelques mois déjà, je le prenais en photos. Et j’accumulais de plus en plus de photos. Il me vint l’idée de faire un tableau peint à la main de mon Anatole car au bout du compte la multiplication des photos fait qu’on ne les regarde pas.
J’avais acheté un tableau électronique où l’on met les photos dessus. Elles passent les unes après les autres. Mais ça ne me satisfaisait pas totalement. Je voulais une peinture à la main. Une peinture qui viennent de Thaïlande d’où mes mais avait ramené un toile qu’ils avait faite de leur chien d’après une photo. Je passais à chaque fois quelques minutes devant ce portrait qui me plaisait beaucoup. On y sentait la maîtrise du trait. Les couleurs étaient bien choisi, l’ensemble harmonieux.
Alors je me lançais. Je commençais par choisir la photo qui me plaisais le plus de mon Anatole. Une photo comme ça de lui prenant la pose! Le regard sûr et fier. Qu’est ce que j’ai me ce regard.
Je savais que le tableau viendrait enroulé et qu’il allait falloir que je trouve un encadreur. Ca tombait bien, un encadreur venant juste d’ouvrir dans la galerie marchande du supermarché près de chez moi.
Je passais ma commande et attendais. L’attente est longue est c’est finalement un gage de qualité. Ca me rendait nerveux, et chaque jour mon coeur battait lorsque j’allais ouvrir la boite aux lettres.
Un jour, au bout de quelques semaines, le tableau arriva. J’étais comme un gosse ouvrant ces cadeaux! Il était là. Comme je l’avais rêvé. Les couleurs de son pelage avaient été rendu encore plus fort que tout ce que j’aurai pu espérer. Son minois prenait tout le tableau. Le cadrage de la photo avait été revu et c’était parfait.
Ce tableau lui survivra et l’on pourra toujours goûter à son regard si placide. Mon copain câlin Anatole. Il mérite bien que je lui ai consacré cet investissement. Car c’est un investissement. Pour toujours par contre. Je ne regrette rien. Au contraire. Le prochain sera un tableau de lui et de moi! Ensemble.