Peinture de Chien Inspirée de Photo

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Emerson on l’a appelé comme ça, parce que ça nous plaisait. Tout simplement. On était dans l’année des G, pour nommer les chiens, mais on a préféré l’appeler comme on le désirait. IL n’avait de toutes les manières pas de pedigree.
C’est notre voisin Bernard, qui avait eu une portée de sa chienne setter à poil ras, c’est comme ça qu’il disait. Il allait les noyer.
Nous on a pas pu écouter ça et on a donc pris celui qui nous plaisait le plus. Il était vif, amusant, les autres aussi toutefois. Son poil chocolat nous a fait craquer. Et on est donc reparti avec cette petite boule de poil si mignonne à la maison. On a toutefois d’abord attendu que Bernard fasse le nécessaire afin de sevrer Emerson, puis de le vacciner.
C’est donc quelques semaines plus tard, qu’après un apéro d’été, on repartait avec notre nouveau locataire. On avait eu le temps de tout prévoir. Son panier, le nécessaire de toilettes, les repas, ….
On s’était donné du mal, mais ça avait été comme un jeu. Nous avons toujours eu plus de plaisir à penser plus aux autres qu’à nous même. Disons que notre bonheur passe le bonheur des autres.
Ainsi si l’on est heureux autour de nous, alors nous sommes heureux. Mais difficile d’être heureux tout seul. On avait bien compris qu’Emerson il allait changer notre vie de jeunes retraités. Mon, mari de la SNCF, moi de l’ APHP, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, où j’étais infirmière de bloc.
On habite en proche banlieue lyonnaise, un pavillon avec un jardin assez grand pour accueillir un toutou. Les chiens ils sont toujours à l’image de leur maître. Alors le nôtre, il sera gentil! On a oeuvré mon mari et moi durant notre vie. Pas de militantisme politique, mais plutôt être proche des autres. Les Restos du coeur pour mon mari. Le secours catholique pour moi. Pas de cris à la maison. Pas de ressentiment non plus. Le ressentiment ça éloigne de sa propre santé. Je ne sais pas qui disait qu’il faut aimer son prochain, aimer jusqu’à son ennemi. Cela rend la vie moins maladive a bout du compte. Même si cela est dur à mettre en pratique au quotidien, cela doit rester une discipline à avoir.
René mon mari il a toujours eu des chiens étant jeunes. Ses parents étaient agriculteurs et à la campagne c’est naturel d’avoir un chien. Ils aident à la vie de la ferme, sont rassurant. Ils accompagnent le monde aux champs et vivent la vie du quotidien en bonne intelligence avec leurs maîtres. Arrivés à Lyon, René il a compris que cela ne serait pas aussi simple que cela. Car là la ferme, les chiens ne demandent pas de soin particulier. Ce n’est pas le cas à la ville.
Alors on a vécu jusqu’à maintenant sans ce fidèle compagnon de l’Homme qu’est le chien. Mon père disait que ceux sont des bêtes à chagrin. c’est pas totalement faux. ON les adopte, on les aime, on les gâte et puis ils disparaissent trop vite. C’est comme ça.
Quand il est arrivé, on a bien senti qu’il prenait connaissance d’un nouvel environnement, qu’il lui manquait ses frères et soeurs, son cadre habituel. Et comme s’il avait compris notre désarroi, il s’est mis à fureter dans la maison, à prendre ses marques, à nous caresser pour ne pas nous faire de peine.
On s’est regardé avec mon mari et nous n’avons pas eu besoin de parler. Nous pensions la même chose. On avait avec nous un compagnon que nous allions aimer et qui allait nos le rendre en retour.
Emerson, il s’est tout de suite intégrer. Il se sentait aimer, et nous le rendait tellement fort que nous ne pouvions plus le quitter. Les enfants l’ont aussi tout de suite adopté. Les petits enfants aussi. Il faisait partie intégrante de la maison. Il n’aboyait que peu et toujours pour une raison valable. Nous savions qu’il nous reconnaissait. On le prenait souvent en photo car il nous faisait rire. C’était un pitre à ses heures, un cabotin aussi.
Un jour qu’il jouait à la piscine avec nos petits enfants, il tomba dans l’eau. On n’a jmais su si c’était pour les faire rire ou s’il avait trébuché. On avait ri, beaucoup ri. Il avait réussi à sortir tout seul et nous l’avions séché et couvert de caresses le pauvre.
Lui il était content de petit tour, de cette distraction qu’il nous avait offerte. Sacré Emerson, quand tu partiras comment tu nous maquera.
On voyait qu’il vieillissait, il n’avait plus le même entrain,la même énergie, nouchalance. C’est là que mon mari a pris cette photo que est passé inaperçue. UN soir nous fûmes invités chez un couple d’amis que nous avions dansl a même rue. Il venait de faire paire un tableau de leur chien disparu depuis peu. Une peinture sur toile dumeilleur effet.
On s’est alors dit que nous allions faire la même chose avec Emerson mais du temps de son vivant. On s’est alors penché sur les 12 ans de photos que nous avions de lui.
C’est l’expression de ce regard qui tout de suite me saisit. Ce n’était peut être pas la plus belle photo,mais c’est cette expression saisie par Lionel que je voulais garder pour toujours.
La gentillesse s’y lit, un reste de malice, mais surtout ce désintérêt qui manque si cruellement aux hommes. On y ressent presque de l’humanité dans ce regard.
Mon Emerson. Quand le tableau est arrivé, il a compris que nous êtions heureux de quelque chose. Nous lui avons montré la raison de notre bonheur. Il a compris et est venu se peloter contre nous.
C’est peut être une bête à chagrin, mais une joie comme celle-là c’est irremplaçable.