Peinture de Moto Inspirée de Photo

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Charlie il est fondu de bécanes. C’est sa passion depuis tout gamin je crois. Une passion envahissante. Car des motos il en a un garage plein. Pas les dernières nés pleines d’électronique, avec des bras oscillants dans tous les sens, des selles de plus en plus petites, des compteurs digitaux dont on se demandent comment ils peuvent supporter la pluie. Pas des mobylettes non plus. Non, des gros cubes, mastocs, pleins de chromes, aux guidons confort, à l’allure rétro, genre les motards sont sympas.
Des casques il en a on ne sait combien. Des Daytona, des bols, des Cromwell, des intégrals, d’autres avec la mentonnière qui se relèvent, des peints, des unis, ….
Enfin une étagère remplit de casque. Qiund on connaît le prix d’un casque, on se demande si Charlie il est pas un peu zinzin par moment. C’est sa passion. Le 2 roues, la liberté, les grands espaces, la mécanique. La bonne mécanique.
Celle de Harley Davidson, la marque de Milwaukee dans le Wisconsin. Là où l’on fabrique aussi la Miller. La Miller j’en ai bu pour la première fois chez Charly, il l’importait directement des Etats-Unis. Des packs à la française.
Une bonne bière qui se boit toute seule. A la manière de ce que font les américains. Un produit bien présenté, bon au goût, certainement trafiqué un tantinet.
Mais quand c’est bon,…
Sa Harley préféré, c’est celle de la photo, un Flathead de 1950 de 740à cm3 qu’il avait fait venir directement d’Amérique, d’un bled perdu dans l’Ohio.
C’était le 3ème propriétaire. Elle avait d’abord circulé en Californie chez un riche marchand d’épices pour le thé. Puis alle avait été acquise par le pharmacien de Lancaster au Sud de Columbus. Une vie somme toute assez bourgeoise pour ce 2 roues mythique de rebelle!
Elle avait d’abord été transporté jusqu’à Détroit, où elle avait remonté le Saint Laurent, puis était arrivé à Bordeaux où Charlie avait été la chercher. La société de transport s’était occupé de tout : dédouanement, passage aux mines…. On savait tout à l’atelier sur son nouvel engin. On en avait les oreilles rabattues. Les bielles entrecroisés, le bruit en ‘potato, potato potato,…’, les séries, la Fat Boy de James Dean, la Electra Glide de Marlon Brando, … On revivait une époque!
Alors le Charlie quand il s’est pointé à l’usine sur son engin, on était aussi ému que lui. Un mythe sous les yeux, un bout de Far West, on avait tous envie de monter dessus, et de chanter avec Brigitte Bardot : Je ne connais plus personne en Harley Davidson….
C’était la classe fallait le reconnaître et on l’enviait tous notre Charlie.
Il a refait beaucoup de travaux dessus. La période Californienne en bord de mer avait oxydé passablement les chromes, les peintures avaient l’âge de la moto, soit 50 bonnes années. Des réparations sans compétence techniques avaient été réalisé.
Il y bouffait ses week-ends, arrivait à convaincre sa femme week end après week end, années après années. Il s’entourait des meilleurs spécialistes, de revues, d’outillage toujours plus chers, plus sophistiqué. Le résultat on le voit sur la photo : une bête de concours.
Alors quand il est parti à la retraite Charlie, avec les collègues on ne s’est pas posé la question trop longtemps pour le cadeau.
Eric qui rentrait avec sa femme de 15 jours en Thaïlande avec la brigade de sapeurs pompiers de son patelin nous a parlé de ces peintres qui peignent à la main là bas et qui font des choses vraiment extraordinaire. C’était un peu cher, mais pour un cadeau de départ à la retraite, ça faisait l’affaire avec l’argent de tous le monde. On avait demandé à ce que l’autre moto que l’on voit sur la photo ne se voit pas. Que l’on ne voit que l’objet de sa passion et de tous ses désirs,
Une peinture à l’huile. D’un format conséquent, 1m x 50 cm. Un autre collègue s’est chargé de trouver un encadreur. Un cadre dans les rouges comme la moto, richement décoré, des décorations lourdes comme la Harley. Magnifique le tout. Un vrai cadeau qui fait monter la larme.
Quand il a eu fini son discours de départ Charlie, on avait soigneusement emballé notre grand cadeau dans du papier rouge strass à la couleur de sa moto, on lui a offert solennellement notre morceau de gratitude et de reconnaissance, d’amitié dans les bons comme dans les mauvais moments.
On a cru que l’on avait été trop loin quand il l’a ouvert. Il a frisé la syncope, s’est mis à avoir du mal à respirer, à flancher. C’était pas le moment de nous faire un malaise à quelques minutes du départ vers les bons jours. Emu, sans voix, il nous a tous regardé et j’ai versé ma larme. Comme pas mal de collègue d’ailleurs.
Alors cette peinture sur toile venu d’Asie, de Thaïlande si je me rappelle bien, j’en ai faite faire une pour ma femme (et pour moi aussi!). Une moins grande, moins cher, mais tout aussi somptueuse. Elle et moi devant notre maison, il y a 35 ans lorsque nous avons fait construire.