Peinture de mon Père Inspirée de Photo

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Ca c’est mon père. Enfin c’était mon père. Il est disparu il y a quelques années déjà. André. Comme je l’ai aimé mon père. Un homme saint. Un homme simple aux fondements solides. Une expression de ce que la ruralité a de plus noble.
Il m’aimait aussi. Il m’a aimé depuis le premier jour, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. IL a eu sa vie. Une vie comme l’a écrit Maupassant et dont je commence à comprendre la portée.
Une vie avec toutes ses grandeurs et toutes ses misères. Une vie de labeur et de peu de plaisir. Des passions suivies, un amour celui de ma mère et celui de ses enfants, de son travail. Mon père, il aimait. Et c’est de lui ce que j’ai gardé de plus précieux de mon éducation.
Mon père il était né de parents inconnus. A Brest. Un bretons qui aurait peu être parisien finalement il ne le sur jamais. Il eut cette première chance de naître dans une région de France accueillante et aimante. La Bretagne. Les bretons sont accueillants, ouverts. Ils ont la fraternité comme un instinct au font du coeur. Je me suis souvent posé la question de l’origine de ce sentiment. Car tous les peuples ne sont pas aussi fraternelles, généreux.
Ce fut donc donc une chance pour un enfant sans racine que de ne pas subir la double peine de l’abandon, plus celle du quand dira-t-on.
Il grandit ainsi dans une institution jusqu’à être recueilli par une famille sans enfant. Une famille simple et aimante. Mon grand père, car c’est mon grand père était menuisier, ma grand mère secrétaire. Il vivait près de Brest dans une petite maison d’un ensemble pavillonnaire. Ce fit sa deuxième chance.
Dans la vie une fois de plus il n’y pas besoin de plus que d’amour. Il était aimé et se développait sur un terreau propice au développement personnel. Le cadre était stable, peut être même trop. Mais est ce qu’un cadre est trop stable pour un enfant?
Mon père montrait des facultés, une certaine précocité comme on disait à l’époque. Les devoirs était rendu. On avait acheté l’encyclopédie Atlas et il y passait de longs moments. Il aimait apprendre. IL était curieux de nature et tout était jeu. Il apprenait et avait ce plaisir que certains ont à se remplir.
Il trouvait sa joie dans ses bons résultats. Les années allaient et rien ne remettait en cause ce goût prononcé pour l’étude.
Naturellement il passa son bac avec succès et s’inscrit à Santé Naval. Il avait grandi dans une ville de marins. Il en avait vu depuis son enfance, avait certainement rêvé en voyant la mer de lointains rivages, de cocotiers, puis de vahinés.
Il partit donc pour Bordeaux, rejoindre l’unique Ecole de Santé des Armées. Sa discipline faisait qu’il ne se faisait pas remarquer. D’aucuns auraient pensé qu’il ne se faisait pas assez remarquer.
Tout s’y passa comme à son habitude : sans vague. Il y rencontra ma mère lors d’un stage dans un hôpital de la périphérie de Bordeaux. Elle était infirmière dans une unité de rééducation fonctionnelle.
Ensemble ils formaient un couple sensationnel. Elle plutôt extraverti et gaie, tout en étant impétueuse et directe. Lui plus tranquille, sur ses gardes, parlant peu et agissant à bon escient.
Je suis né près de Bordeaux, alors que mon père finissait sa médecine. On partit vite pour l’Afrique. Mon père y avait été muté à sa volonté et là bas, nous vivions une existence facile et riche. La solde était meilleure, le loyer payé, les frais ridicules.
Ce qui fait que lorsque nous rentrions en métropole 5 ans plus tard, mes parents achetait une belle maison près de Brest sans presque faire appel au crédit! Nous vivions bien. une existence de travail et de loisir. Une certaine facilité, du ski l’hiver, de la photo, des réceptions d’amis de mes parents. La maison était rempli de la joie de vivre de ma mère qui avait arrêté de travailler et se consacrait principalement à mon éducation.
J’étais fils unique. Parfois ça me dérangeait, à d’autres moments j’y trouvais des avantages certains.
Ca me rendait très proche de mon père. IL avait du temps pour moi. Nous partagions beaucoup d’activité. Le foot, le cross, le golf. Ma mère prenant parfois ombrage de cette complicité de chaque instant, mais dans le même temps elle se disait certainement qu’elle avait fait le bon choix avec cette homme de mari.
Je choisissais d’encadrer la vie de médecin. Pas militaire. Je passais ma première année de médecine du premier coup. Mon père était mon coach et mon premier supporter. Ca aide. ll s’était même mis à re-réviser avec moi. Ca m’avait vraiment touché et j’avais redoublé d’effort.
A deux on avance plus vite et mieux que seul.
Et la vie avait continué. Moi mariage avec Solange infirmière aussi! Mon affectation comme pédiatre en région parisienne. Nos 2 enfants. Je partageais moins avec mon père et ne me rendais pas compte que cela l’avait rendu seul et sans grands objectifs dans sa retraite anticipé de militaire.
Il s’ennuyait. La maison était devenu un prison dorée. Le golf ne le distrayait plus autant qu’avant et il attendait les moments où nous serions réunis. Ces moments étaient devenus courts et je me devais de prendre soin de mes enfants que je voyais finalement peu. Alors je le délaissais ou tout du moins je ne lui apportais pas autant de temps qu’il en attendait.
Son cancer se déclara un peu avant Noël. J’appelai tout de suite le médecin qui allait le suivre à l’hôpital. C’était mal engagé. Pris trop tard, au pancréas. J’avais compris qu’il allait falloir profiter de mon père au maximum durant les prochains mois.
Mon pére avait aussi lui compris de quoi il en retournait.
Il mourut 5 mois plus tard. Sans grande souffrance. IL connaissait la médecine et avait su trouver les palliatifs à ses douleurs abdominales.
Ce fut pour moi un déchirement important, une de ces dates où l’on se retrouve nu, sans son protecteur, son soutien, celui qui vous a mis au monde.
Je me redressais tant bien que mal au cours des mois qui suivirent. C’est à ce moment que l’idée me vint de le ressusciter en m’offrant une toile représentant mon père.
Je la voulais grande cette toile, prenant presque tout un mur. La photo c’était celle de nos parties de golf, là où nous avions le temps de discuter, moi de décompresser.
J’avais trouvé ce site sur internet, ça me paraissait sérieux en plus d’être simple.
Bien sur, il ne fournissait pas le cadre, mais quelque part je préférais finir le travail par moi même.
Le tableau arriva 5 à 6 semaines plus tard, je ne m’en souviens pas très bien.
C’était réussi au delà de mes attentes. Le regard si tendre de mon pére avait bien été capté par le peintre. Il me restait à l’encadrer. J’avais eu le temps en attendant le tableau de me poser la question de l’encadrement, donc je savais ce que je voulais.
Le cadre fut donc posé et le tableau accroché au mur. Tous les jours je voyais mon pére, et ce fut ainsi que le deuil de papa ne se fit jamais complètement.
Je voulais compléter tout cela par de la vie, par se dont il était à l’origine : ma famille.
C’est ainsi que je commandais un portrait de chaque enfant, plus un de femme et de moi même.