Peinture de Petit Garçon Inspirée de Photo

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Titi, notre Sébastien. Tout lui avec ses 5 ans à peine! Quelle visage d’ange avec cette pause déjà décidé. On sent son pére, moi, dans une certaine froideur, comme une intransigeance. mais aussi une volonté celle d’être soi. Décidé notre Sébastien. L’autre côté c’est sa mère. Tourné vers l’autre, poète et lunaire notre Sébastien.
J’aime ce portrait que nous avons commandé Hélène et moi. Ca nous était venu comme ça. On avait envie de mettre une photo de notre chérubin au mur. Mais un photo ça ne nous plaisait pas et Hélène était tombé sur un site de vente en ligne de peinture d’après photos.
On en avait consulté beaucoup et puis on était revenu vers celui-là. Pour les textes qui nous plaisaient bien, pour la qualité graphique, pour le contenu en général. Bien sur le cadre n’était pas fourni, mais on avait le temps de trouver un encadreur. Et même sir le prix de l’ensemble était cher, on n’avait jamais imaginé qu’un tableau que nous allions garder pour la vie ne soit pas cher. D’ailleurs on le voulait cher, c’était pour nous un gage de qualité. Et on ne s’est pas trompé.
Notre Titi, il est né en plein moi de décembre. Un mois de décembre atypique, presque chaud. Les jours étaient courts bien sûr à Paris en décembre. Mais il régnait comme une sorte de fin d’été indien. Hélène atteignait son terme et la délivrance était proche.
Pour moi c’était aussi une délivrance. 9 mois que je vivais tout cela par procuration. A voir Hélène se déformer, vivre sa grossesse. Sur la touche.
On s’était connu à un cours de dessin. Je n’avais pas particulièrement de don pur le dessin mais par contre une envie féroce d’apprendre. Elle Hélène était douée, mais peu animée par la passion. Ce qui fait que l’in dans l’autre on progressait au même rythme. Elle ressentait certainement ma passion et moi je me sentais attiré par la grâce du don qu’elle possédait.
On s’est aimé dans un Paris du début de février. Froid, et pleins de tentations pour les amoureux. Elle me guidait, moi provincial d’origine, elle parisienne de naissance, n’étant jamais sortie de ses murs que pour aller à la plage à Dinard.
Alors je goutais ces instants comme des sucres d’orge en présence de mon Hélène pour qui l’amour maintenant était dans l’absence de limites. Le printemps arrivait et les framboises des marchands des 4 saisons nous régalaient frugalement. Nous vivions vraiment d’amour et d’eau fraiche.
Elle m’ouvrait sur Paris, sur sa vie à Paris. J’adore Paris, j’en suis fou même. C’est d’une telle grandeur, tout en étant à l’état de quartier, de village. Latin. On retrouve la même manière de vivre à Madrid. Mais Paris, c’est le charme, l’organisation dans la désorganisation, le mouvement. ON déjeunait au Café Marly, Boulevard Saint Germain, se trouvait un restaurant que seuls les parisiens d’un certains rang connaissant, au-dessus de chez Armani.
Tout cela me rendait encore plus amoureux, un privilégié parmi les privilégiés. Tout me paraissait comme sorti d’un rêve. Du rêve qu’enfant élevé à la campagne, j’avais pu me faire de la ville.
A la ville tout est caché derrière les murs, les cours, les enchâssements d’escaliers ou de portes. On y pénètre avec peine et tujours accompagné. Hélène était mon guide. Un guide intarissable, avec toujours une surprise, un arbre centenaire où graver nos noms, une devanture à visite,r un Water Bar à apprécier, un repas à partager dans un endroits tour à tour branché ou historique.
Je vivais à procuration. Paris m’était conté. Je n’apportais que ma jovialité provincial mais finalement c’était le moteur de notre amour.
Ainsi avancions nous. Dans l’insouciance. Sans rien prévoir. C’est comme ça que Hélène tomba enceinte. Ce fut un choc pour tous les 2. Une grande question. On vivait cette sorte d’éternité de notre jeunesse que l’on savait dorée et il nous fallait maintenant penser au lendemain. Un choc. Car le lendemain c’était plutôt les réveils tardifs, ses cours à elle à l’école de décoration et pour moi le démarrage de mon cabinet d’architecte. On ne pensait pas franchement au lendemain. Je prenais des affaires sans même les chercher, notre appartement guère plus grand qu’un studio nous suffisait, et nos sorties nous mettaient sur une scène que nous ne voulions pas quitter.
Cette période nous vit nous séparer quelque peu. Il se passait quelque chose chez Hélène que je ne pouvais pas partager. Qui la faisait s’éloigner de moi. Grandir vite, prendre des décisions majeures, alors que je continuais de regarder la coupe d’Europe de foot à la télé.
C’est ainsi que je me retrouvais Papa de notre Sébastien, prénom du grand mère de Hélène, un tycoon de l’industrie sucrière du nord de la France dans les années 20. Et que dès l’instant de sa naissance, je prenais le relais de ces 9 mois qu’Hélène avait passé à attendre le produit de notre amour.
Je grandis dans l’espace de l’instant de la naissance de mon petit bonhomme. Le même homme mais différent. Investi. Changé.
Sébastien, je lui donnais tout ce que je ne m’étais même pas offert à moi-même. Mon temps, mon amour, mes nuits.
On ne s’était pas marié. Ca ne nous paraissant pas essentiel. On avançait comme ça dans la vie. Disons qu’on ne se serait pas plus aimé marié.
Il n us vint un jour l’idée d’avoir notre Sébastien dans un grand tableau à la maison. J’avais vu ça dans des revues américaines de design et ça m’avait plu.
Sans ne parler à Hélène, je me mettais en quête de peintres pour réaliser une toile de notre petit bonhomme à partir d’une photo. Y avait un côté kitsch pas détestable à mon goût mais authentique dans le même temps. Ce mélange me séduisait.

Je me mis donc à la recherche d’un peintre et je tomais sur ce site internet qui me donnait plus queles autres sites. Un tableau à partir d’une photo. Mais surtout ces textes. Car en définitive, un tableau c’est une histoire.
Je choisissais une photo de mon petit père. Elles étaient toutes bonnes, mais je choisissais celle-ci car elle contenait tout ce que Hélène et moi êtions dans son regard.
La toile arriva avec 2 semaines de retard. Ca ne me dérangeait pas, un tableau doit prendre du temps pour être réalisé.
J’avais retrouvé un copain de promo qui avait laissé tombé l’archi pour l’encadrement. L’encadrement c’est un art. On avait pris l’apéro 3, 4 fois en choisissant le cadre et en se rappelant nos blagues potaches. Je grandissais et j’aimais ça.
La toile arriva. Un huile sincère, collant à s’y tromper à l’original. Tout ce que j’attendais. Je l’emmenais à l’atelier pour mieux la décortiquer. C’était un travail de pro. Dans le détail et la maitrise de la technique. En oublierai-je l’art et la captation du regard, des proportions, perspectives, lumières, cadrages, couleurs. Du travail de grande qualité. C’était cher, mais j’en avais pour mon argent.
Philippe me le rendit encadré d’un simple jonc bleu marine. Ca réhaussait l’ensemble d’une manière marine. J’avais prévu de le sortir comme un trophée pour les 5 ans de Sébastien.
L’émotion fut intense. Hélène m’aima encore plus et Sébastien se reconnut. Il n’y a pas de prix à plus d’amour et malgré mon tempérament naturellement économe, je n’ai pas de limites lorsqu’il s’agit de rendre les miens heureux.
Hélène me tendit le soir même une photo d’elle et moi 6 ans plus tôt…