Peinture de Photographie Ancienne Inspirée de Photo

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UGS : Peinture de Photographie Ancienne Inspirée de Photo Catégorie :

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Voici le père de ma grand mère. On a tous entendu parler de son histoire sans jamais s’en rappeler plus de 3 jours. Disons même pour être honnête 3 heures. Ainsi va le temps, ainsi va la vie. Deux générations plus loin on devient un inconnu. Cette photo je l‘ai toujours vu chez ma grand mère.
Elle avait dû être plus lumineuse, mais de mémoire je l’ai toujours connu comme ça : ton sépia un peu passé, pas flou mais pas nette non plus. Une pause d’avant les années 20 exprimant paternalisme et autorité. Un regard martial, certainement rassurant à l’époque. Un homme d’un certain âge. Un homme qui était mon arrière grand père. J’avais du mal à me l’imaginer assis de trois quart sur cette balustrade d’un jardin de ville ou de la pergola du jardin. Peut être même un kiosque, je demanderai à ma grand mère. Certainement dans sa maison bourgeoise, en ville. Car il était intendant de lycée. Et les lycées c’est dans les villes, pas à la campag Une fierté dans la famille. Il avait étudié, fait 14, Verdun, été gazé. Il en est d’ailleurs mort.
Ma grand mère elle a vécu tout ces traumatismes très jeune en fait, la vingtaine. Je ne remarque pourtant pas les traces de ce passé douloureux chez elle. La descente de son pére, les asantoriums dans les Alpes loin de Paris, ses souffrances, une vie brisée avant 50 ans. Le deuil, les funérailles à l’âge où généralement on virevolte, on danse, on s’amuse, on chante.
Pauvre grand mère que j’aime tellement. Car ma grand mère c’est l”une des femmes qui compte pour moi. Elle ne m’a jamais jugé, ni trahi. Elle me demandait bien sur mes notes à l’école. Mais ce n’était jamais pour me réprimander lorsque le compte n’y était pas. Elle me rassurait. Et je me reprenais à ses côtés ce rythme de la vie de ceux qui ont déjà beaucoup vécu. Les choses sont calmes, à leur place. On a appris à être patient, aimant, proches des autres ou proches de sa famille. On est enfin libéré des contingences de la séduction, même si la séduction garde une importance particulière quelque soit l’âge. Elle sort toujours à l’université du 3ème âge, reçoit ses mais de toujours pour le thé, mange avec mon oncle au restaurant tous les dimanches.
Une vie réglé au métronome qui m’apaise lorsque je la partage. On reste de longues soirées à discuter du temps qu passe des origines de la famille, de l’amour et de ce qu’il en reste après 50 and de mariage, des recommandations de ceux qu’on aime, alors elles ont plus de poids. Jamais on ne se fâche même lorsque l’on est pas d’accord. Lorsque l’on est pas d’accord, il suffit de changer de sujet et la discussion reprend.
Car ma grand mère, elle se pouponne toujours. Elle continue de s’apprêter, de faire attention à son image. Elle participe toujours aux discussions, s’intéresse, apprend, gère. Elle gère les biens que mon grand père a accumulé même si elle n’y a jamais mis eu le droit auparavant d’y accéder. Et elle s’en sort bien. Comme on dit une gestion de bon père de famille.
Son père elle m’en a toujours beaucoup parlé. Après mon grand père, ou même avant, parce que 50 ans de vie de couple force parfois à revoir son jugement sur celui avec qui l’on a fait tant de compromis pour sauver les apparences, donner aux enfants un cadre que l’on a voulu sécurisant. On s’est peut être trompé, on s’est rendu compte que l’on a vieilli, que l’on est resté et que le moment où l’on aurait pu partir est passé sans que l’on s’en aperçoive. Mon grand-père il était dur. Dur car la vie l’avait rendu dur. Orphelin très jeune, obligé de se construire seul. Ca endurci. Il était devenu militaire. Après Naval à Brest, il avait embarque pour finir Capitaine de Vaisseau. A terre. Car ma grand mère était aussi une femme et la vie de femme de marin, si elle l’a accepté une dizaine d’années, elle a aussi réussi à faire débarquer mon grand père.
Que savoir de ce qui se noue dans un couple? Pas grand chose.
Alors cet homme sur cette photo, restait pour elle la représentation même de l’homme qui lui avait donné le jour, de l’autorité, du droit chemin à suivre, de l’épaule réconfortante, de celui qui jouait avec elle, l’entourait , la guidait. En un mot de celui qui l’avait aimé sans contingences.
Je voulais lui offrir ce cadeau. La photo de ce père aimé en tableau. Une peinture sur toile, à l’huile comme au temps passé. Un grand tableau à la hauteur de cette dévotion à l’être aimé.
Je savais que ce la la ravirait, la remplirait d’une joie indiscible.
Je trouvais ce site, les histoires qui s’y déroulait correspondait à me recherche. Un tableau, c’est plus qu’une représentation : c’est vivant, on y aime aussi l’imperfection, la chaleur du trait, une expression qui surgit de la toile.
Un tableau c’est une histoire qui se raconte, se déroule devant nos yeux, un regard sur nous-même au travers de l’autre. C’est aussi une prouesse technique, l’humain y est a coeur.
Je scannais la photo, l’envoyais par mail accompagné du paiement et commençais l’attente. L’attente fut longue, longue comme le temps de réaliser un travail de qualité.
Un matin je reçus ma toile enroulé dans tube. Je partais au travail et n’eut juste le temps de l’ouvrir et de la dérouler. J’avais choisi un format imposant, à la hauteur de l’amour que je vouais à ma grand mère. J’eus juste le temps de retrouver, en couleur cette fois ci cette photo que j’avais envoyé comme une bouteille à la mer quelque temps auparavant.
Le soir, je pris tout le loisir de me plonger dans cette toile. Elle était à la hauteur de mes espérances. Le regard avait bien été traduit dans sa dureté mêlé de mélancolie. Les couleurs donnaient à l’ensemble une vérité saisissante, comme si cette scène si lointaine dans le temps redevenait actuelle.
Je choisissais un cadre plutôt lourd et décoré d’acanthes, doré comme au temps passé, larges de baguettes, sans passe-partout .
L’effet était génial, un vrai tableau comme au temps passé. Je savais que l’effet allait être à la hauteur.
Je l’emballais comme il faut et attendais le moment opportun tout en préparant ma grand mère. Ce n’est jamais facile de faire un cadeau aussi troublant. Je ressentais quasiment de la culpabilité.
Le jour J, c’était un jour de nos repas en tête à tête du samedi midi. Ma grand mère m’avait fait un beau cadeau en m’aidant pour m’installer dans mon nouvel appartement. Ca m’enlevait de la culpabilité et me donnait une raison suffisante à mes yeux.
Je descendais à la voiture à la fin du repas chercher mon cadeau hors du commun.
Je lui disais : ‘Mamie, pour tout ce que tu m’as entouré et encore aidé dernièrement, je t’offre ce cadeau qui je l’espère te donnera de la joie.
Elle ouvrait sans vraiment comprendre, comme mal à l’aise de ce changement dans ses habitudes. L’effet fut énorme. Elle resta interloqué, sans voix, surprise et comme rajeuni dans l’immédiat. Un nouveau regard de ma grand mère que je ne connaissais pas.
On resta longtemps à discuter. J’en appris encore plus sur mes origines, sur sa vie. Et au bout du compte j’en appris aussi sur LA VIE.