Peinture Portrait Enfant Inspirée de Photo

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UGS : Peinture Portrait Enfant Inspirée de Photo Catégorie :

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Quentin, on l’a eu sur le tard. Cécilia ma femme, elle l’avait tellement attendu. Autant que moi d’ailleurs. On vivait à Caen. On s’était rencontré en courant. J’arrivais de région parisienne et j’avais trouvé ce poste de technicien de maintenance près de Caen. Je devais assurer la maintenance informatique d’une société de service à l’aéroport Carpiquet. C’était tout nouveau pour moi. La province, le rythme plus lent, le temps qui m’était comme donné, le recul de la ville. Je me aussi retrouvais seul dans cette ville que je ne connaissais pas. Une ville du Nord, où le vent souffle en continu. Alors je m’étais rapproché d’un club de coureurs. J’avais besoin de mincir, mais aussi de rencontrer du monde, de peupler ma solitude.
Cécilia, elle courait depuis bientôt 18 mois au sein du club. Assidue, mordue même. On s’est rapidement rapproché. J’apportais de la nouveauté dans le club. J’étais stable. Mes voyages furent rapidement le fil conducteur de nos discussions de course. Elle m’écoutait et bientôt je m’en rendais compte. Ce qui m’intimida, me fit peur. Je m’éloignais donc, venait moins au club, allais courir seul. Mais quelque chose me manquait. Je mis un nom sur ce manque : Cécilia. Tout alla alors très vite.
Elle était infirmière de bloc depuis plusieurs années dans un hôpital pas loin. On emménagea, on se maria et on construisit ce vœu magnifique que d’avoir un enfant. Un bébé, un compagnon à notre vie.
Il nous fallut alors affronter ce que nous n’avions pas prévu. Nous avions pensé que tout cela se fit rapidement. Mais au bout de quelques mois et sans que nous osions en parler, alors que nous mûrissions tous les deux les mêmes interrogations, rien ne venait.
Un vendredi soir, je l’invitais au restaurant, et perçais l’abcès. On prit la décision de consulter. Et sans crier gare, elle tomba enceinte la veille de la consultation.
Ni elle ni moi ne voulions le croire. Elle portait une partie de moi dans ses entrailles. J’en étais fier et inquiet à la fois. Je m’investissais de plus en plus dans mon travail, regardais l’avenir avec foi, méditais sur les mamans poussant leurs poussettes, les papas se balader avec leur enfants le week-end. Et j’étais impatient. Je voyais Cécilia se déformer et je ne ressentais rien. Cela me frustrait. Je ne trouvais pas ma place, je me rapprochais de mes collègues, rentrais tard, me désolidarisais.
Le rendez-vous chez l’obstétricien était une piqûre de rappel. Je voyais celui qui allait être mon fils en noir et blanc et battement d’oscilloscope sur l’écran de l’échographe, et ça me remplissait d’une joie indicible.
Quentin arriva avec les beaux jours. Un bélier ! La course vers l’hôpital comme dans les films, l’attente insoutenable, pas de cigarettes grillées car je ne fume plus depuis longtemps, et puis la délivrance.
Ce moment extatique, cette joie intégrale, ce moment de basculement. Jamais je n’avais été aussi investi.
On l’appela Quentin. Quentin c’était notre choix à tous les 2. Ca nous correspondait. Un prénom français, un vieux prénom, les sonorités nous plaisaient.
On est rentré rapidement après à la maison, Cécilia n’ayant pas eu à souffrir d’un accouchement trop difficile.
Tout de suite la vie changea. J’étais dans une autre dynamique. Je ne défendais plus mes intérêts pour moi seul. Cécilia était heureuse. Je l’étais aussi.
Quentin grandissait et chaque nouveau développement nous remplissait de joie. Nous faisions beaucoup de photos. Chaque moment était prétexte à photos. Et nous avions tellement de photos de bouts de vidéos que cela devenait insensé.
C’est à ce moment que Cécilia a pensé que nous pourrions choisir une photo et en faire un portrait, un vrai tableau qui nous resterait. Une toile que nous pourrions accrocher dans notre appartement du centre de Caen. Et voir notre Quentin en peinture !
Quentin avait déjà 10 mois.
Nous commençâmes par faire chacun dans notre coin une présélection de photos. Puis de comparer celles qui nous avaient retenu notre attention.
On avait retenu la peinture à l’huile et une technique classique qui correspondait à ce que nous désirions. Nous aurions pu choisir d’autres techniques, quelque chose de plus moderne dans le trait. Mais c’était notre choix à tous les 2.
C’était un investissement financier important. Mais pour notre famille cela représentait vraiment un désir si fort que le coût nous apparaissait comme secondaire.
Nous avions aussi le désir de lui laisser plus qu’une photo. Une peinture à la main qui le suivrait tout au long de son existence.
La photo fut envoyée par la Poste avec le paiement. Et l’attente commença. Nous savions que cela allait être long. C’était aussi un gage de qualité. Nous aurions aussi pu opter pour une impression offset de bonne qualité sur un support plastique ou papier, mais nous voulions une vraie peinture à la main.
Nous avions été en Thaïlande l’année précédant la naissance de Quentin et nous avions vu la qualité de trait des peintres dans ce pays.
C’est donc tout naturellement que nous avons choisi un site proposant des peintres de ce pays.
Et nous avons attendu, avons commencé à choisir un encadrement, un support de bonne qualité.
La peinture est arrivée par la Poste un après-midi de mai. Avec le soleil !
Il est beau et la peinture sublime son teint, son regard plein de promesses et du désir d’aller au-devant de son existence a bien été capté. Tout ce que nous attendions.
Nous avons longuement regardé, de près de loin, attentifs aux détails, au soin des choix des couleurs, des nuances, des détails, de l’harmonie de l’ensemble.
C’est alors un cadeau pour toute sa vie. Il nous en remerciera plus que les centaines de photos qui tomberont dans l’oubli. Merci Papa. Merci Maman pour cette toile que je conserverai comme un souvenir impérissable de mon enfance.
Nous ne sommes pas une référence mais avoir la chance de posséder chez soi une peinture de ce qui nous est chère nous apparait comme un choix important. Que nous renouvelleront certainement dans un autre temps de la vie de Quentin.